Site voi?...
Penta di Casinca, 1979
Animace di l'infernuIn lu ventu di l'inguernuChi s'ingonfia fisca giraSi lamenta poi suspiraSite voi le lagnoseL'arrabiate lacrimoseSite voi chi mughjateIn le triste sbuffulate?
Anime di paradisuVegu lu vostru surrisuQuandu nasce frescu è sanuUn bel'ghjornu di viranuMentre spuntanu li fioriE rinascenu l'amoriSite voi anghjulelliChi cantate cun l'acelli?
Siate tutti fratelliUn circate tanti onoriCusi cantanu l'acelliCusi parlanu li fioriE cusi parlava GesùA quellu tempu chi fù.
Cari fratelli quì piantuHè tempu di fà l'inviu :D'amore hè l'eternu cantuCore core torna piuOmu tè u Libru SantuE d'ascolta parlà Diu!
Lire en français
Traduction de travail, faite pour aider à la lecture. Le texte du poème reste le corse, ci-dessus. Elle n'a pas encore été relue par un corsophone.
Âmes damnées de l'enfer,dans le vent de l'hiverqui s'enfle, siffle et tourne,se lamente puis soupire,est-ce vous, les plaintives,les enragées, les larmoyantes,est-ce vous qui mugissezdans les tristes bourrasques ?
Âmes du paradis,je vois votre sourirequand naît, frais et sain,un beau jour de printemps,pendant que pointent les fleurset que renaissent les amours.Est-ce vous, les angelotsqui chantez avec les oiseaux ?
Soyez tous frères,ne cherchez pas tant d'honneurs :ainsi chantent les oiseaux,ainsi parlent les fleurs,et ainsi parlait Jésusen ce temps qui fut.
Chers frères, ici je m'arrête,il est temps de conclure :d'amour est le chant éternel,cœur, cœur, reviens encore,homme, tiens le Livre Saintet écoute parler Dieu !
« Animace » est lu comme un augmentatif péjoratif de « anima » : grandes âmes, âmes damnées. « Sbuffulate » est rendu par « bourrasques ».
Pourquoi ce chant
Les deux premières strophes posent une question aux âmes de l'enfer puis à celles du paradis, les deux dernières y répondent par un appel à la fraternité. Cette architecture est celle du chjama è rispondi : une voix qui interroge, un choeur qui répond. J'ai gardé un accompagnement squelettique, une cetera et un bourdon, pour que le basculement de l'inquiétude vers l'apaisement se fasse par les voix seules.
Dans le recueil