Stefanu Luciani
Pochette créée avec le chant

Pampasgiolu.

Mansu, 1958

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Una fata niulincaRegina di ValdunielluT'hà rigalatu la musaPer cantà cume l'acelluChi si chjama rusignoluE rima cun Pampasgiolu.

U soffiu di l'albe biondeA l'ultime stelle spenteChi disceta fiori è frondeIncatava la to menteCi parianu sicondeL'ore sane à statti à sente

E to rime senza pareCantavanu l'isulellaDa u mare à l'alte sarreInduve nasce la muvrellaMa qualè ch'un si ricorda"Bonghjornu o madamicella"?

Pueta di tutte l'oreDi l'amore è di l'amantiPer noi nun poi moreCi restanu tanti cantiChi mettanu cume soleIn li cori tutti quanti.

Oghje tocchi l'alte cimeDuve nun ci hè più tristezzaE quassù cu e to rimeD'una voce chi carezzaA latu di Santa StellaCanti torna à Cursichella.

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Traduction de travail, faite pour aider à la lecture. Le texte du poème reste le corse, ci-dessus. Elle n'a pas encore été relue par un corsophone.

Une fée du Niolu,reine du Valduniellu,t'a fait cadeau de la musepour chanter comme l'oiseauqui s'appelle rossignolet qui rime avec Pampasgiolu.

Le souffle des aubes blondes,aux dernières étoiles éteintes,celui qui réveille fleurs et feuillages,enchantait ton esprit.Elles nous semblaient des secondes,les heures entières passées à t'écouter.

Et tes rimes sans pareilleschantaient la petite île,de la mer aux hautes crêtesoù naît la mouflonne.Mais qui donc ne se souvientde « Bonghjornu o madamicella » ?

Poète de toutes les heures,de l'amour et des amants,pour nous tu ne peux pas mourir :il nous reste tant de chantsqui se lèvent comme un soleildans tous les cœurs.

Aujourd'hui tu touches les hautes cimesoù il n'y a plus de tristesse,et là-haut, avec tes rimes,d'une voix qui caresse,aux côtés de Santa Stella,tu chantes encore la Corse.

Pampasgiolu est le surnom d'un poète du Falasorma. « Bonghjornu o madamicella » est le titre d'une de ses chansons, laissé en corse. « Ci parianu siconde » : elles nous semblaient des secondes.

Pourquoi ce chant

Un poète en salue un autre, et lui dit qu'il ne peut pas mourir puisque ses chants restent. Le geste est simple, alors la musique l'est aussi : une voix, une cetera, et rien qui vienne encombrer l'hommage. La seconde voix n'arrive qu'à la dernière strophe, celle où Pampasgiolu chante à nouveau depuis les hauteurs.

Dans le recueil

La page du recueil où figure Pampasgiolu.
Pages 14 et 15
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